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TOC : l’enfer de l’obsession
 
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Xelane
La lutine admin
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Pays: France

MessagePosté le: 21/08/2007 10:10:55    Sujet du message: TOC : l’enfer de l’obsession Répondre en citant

Se laver les mains 40 fois par jour, ranger chaque soir pendant des heures ses chaussettes... 2 à 4 % de la population serait concernée par des troubles obsessionnels compulsifs. Et les plus jeunes ne sont pas épargnés par les TOC. Pourtant des traitements existent. En partenariat avec l'Association Française des Troubles Obsessionnels Compulsifs, Doctissimo fait le point sur cette maladie qui gâche la vie de milliers de personnes.



Les troubles obsessionnels compulsifs
 

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) font partie des pathologies de l’anxiété. Les personnes qui en sont victimes sont confrontées à des pensées préoccupantes qui reviennent sans cesse (obsessions).Elles sont contraintes, pour les chasser ou les empêcher de survenir, de se livrer à des rituels particuliers (compulsions).


Parmi les plus fréquentes des obsessions figurent :  
  • La crainte permanente des germes ou de la saleté, qui entraînent comme rituel de se laver les mains des dizaines de fois par jour, de ne pas pouvoir serrer la main des gens, de nettoyer son bureau ou son logement en permanence ;
  • Les doutes sur ce qu’on vient de faire (a-t-on bien fermé la porte à clef avant de partir, par exemple), qui obligent à vérifier des dizaines de fois des actes simples de la vie quotidienne ;
  • Des pensées de violence, ou d’actes sexuels envers des proches, pensées auxquelles on craint de céder et qui font mettre en place des rituels pour ne pas y succomber ;
  • L’obsession de l’ordre, de la symétrie, qui conduit à effectuer des opérations de rangement incessantes.
Ces rituels ne procurent aucun plaisir particulier au malade, mais il se sent contraint de s’y livrer. C’est la seule manière d’obtenir un répit temporaire de ses obsessions. De même le sujet se rend compte en général que les obsessions et les rituels pour les combattre n’ont aucun sens, mais il ne peut les arrêter.  
La plupart des personnes sont sujettes de temps en temps à ce genre de symptômes (certaines superstitions par exemple comme la crainte de passer sous une échelle peuvent être rapprochés de rituels obsessionnels), mais on parle de TOC lorsque les troubles occupent au moins une heure par jour de la vie d’un sujet et retentissent négativement sur ses activités. De plus ces troubles s’accompagnent parfois de dépression, de troubles de l’alimentation (anorexie ou boulimie), d’autres manifestations anxieuses. Ils peuvent conduire ceux qui en sont atteints à fuir dans la consommation d’alcool ou de drogues. Ils arrive qu’ils aient, par leur intensité et le temps qu’ils font perdre, un retentissement sérieux sur l’activité professionnelle.  
Quelles en sont les causes, quelle est l’évolution ?  
Les causes des troubles obsessionnels compulsifs ne sont pas connues. Les hommes et les femmes sont atteints de façon à peu près égale. On estime qu’une personne sur cinquante a été ou sera touchée une fois dans sa vie, de façon plus ou moins durable. La maladie commence le plus souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Elle est volontiers de tendance familiale.
L’évolution est très variable. Dans certains cas les symptômes ne sont pas trop importants ou ils diminuent avec le temps et restent supportables et compatibles avec une vie normale. Dans d’autres cas ils évoluent par poussées entre lesquelles ils restent modérés. Dans d’autres cas enfin ils s’aggravent progressivement et nécessitent un traitement spécialisé.  
Quels sont les traitements ?  
Il y a deux sortes de traitements des TOC : les psychothérapies et les médicaments. Ils sont souvent utilisés de concert.
Les psychothérapies sont diverses. La thérapie comportementale est souvent efficace. C’est au spécialiste neuropsychiatre de déterminer la meilleure indication, en fonction des troubles et de la personnalité du sujet.  
Les médicaments anxiolytiques (benzodiazépines notamment) réduisent l’anxiété, mais les antidépresseurs, sans que l’on sache exactement pourquoi, ont souvent un effet très positif sur la maladie.  

 
Dr Christian Duchène  

 



 
Obsession, compulsion… et TOC !
 

Dans les TOC, il y a généralement l’association de deux composantes : une obsession et une compulsion. Mais que cachent ces deux termes ? Si vous avez quelques idées fixes ou des petites manies, êtes-vous pour autant un obsessionnel-compulsif ? Le point sur ce comportement particulier.

 

 

A l’origine du TOC, il y a une obsession et/ou une compulsion. Mais que cachent ces deux termes ? Quand peut-on parler de véritable maladie ?  
Gare à l’obsession !  


 
Les obsessions, ce sont des pensées, des idées ou des images qui font irruption dans tête de manière récurrente et persistante. Elles s'imposent et se répètent sans laisser l'esprit en repos. Souvent les obsessions ont un contenu douloureux, inacceptable, dégoûtant ou anxiogène. La personne les trouve généralement absurdes et s'efforce de les chasser ou de les neutraliser mais la lutte et la résistance sont souvent inefficaces. Cela génère une anxiété et une détresse importante.

Les obsessions les plus courantes :  
Peur des germes et des contaminations
Obsession de précision (perfectionnisme)
Obsessions agressives
Superstitions
Obsessions sexuelles
Peur des catastrophes
Pensées religieuses
 

Vous avez dit compulsif ?  
Les compulsions sont des actes répétitifs que la personne se sent obligée d’accomplir en réponse à une obsession ou selon des règles préétablies. Cela peut aussi bien être une activité manuelle (lavages, rangements…) que mentale (compter dans sa tête, répéter des phrases, prier…). En général, la compulsion a pour but d’éviter un évènement redouté ou de chasser une détresse ou une anxiété. Le malade reconnaît le caractère absurde, dérisoire et gênant de ses actes, mais il ne peut s'en empêcher. Les rituels peuvent prendre des heures et l'entourage doit parfois y participer.  

 
Les compulsions les plus courantes :  
Lavage, nettoyage
Amassage
Vérifications
Répétitions (toucher des objets…)
Besoin de se confesser
Poser des questions
Rangement
Actes mentaux compulsifs (compter, prier…)
 

 
TOC ou pas TOC ?  
Mais la présence d’une obsession ou d’une compulsion ne suffisent pas pour parler de TOC. Car nous avons tous des pensées qui nous obsèdent. Chacun d’entre-nous possède également des manies ou des rituels. Pour que le trouble obsessionnel compulsif soit avéré, il faut que ce comportement engendre une souffrance, une détresse. Le TOC prend généralement plus d’une heure par jour et a des retentissements sur la vie sociale et professionnelle. Il s’agit ainsi d’un véritable comportement handicapant, qui gâche littéralement la vie du malade et souvent de son entourage.  

 
Alain Sousa  


 



 
TOC : quelques conseils pour l’entourage  

 
 

 
Dans le trouble obsessionnel compulsif, le soutien de l’entourage est important. Mais souvent on ne sait pas comment aider ou encourager les progrès. Quelques conseils destinés aux proches d’une personne souffrant de TOC.  

 
Il faut en premier lieu garder toujours à l’esprit que ceux qui souffrent de TOC ne peuvent pas "éviter de le faire ou de le penser". Ceci ne signifie pas qu'ils sont faibles, sans volonté, voire paresseux. Ils ont des pensées qui les effraient et des besoins irrésistibles que vous n'avez sans doute jamais connus. Cependant, ils doivent absolument essayer de résister à leurs rituels et obsessions. Pour cela, il leur faut agir progressivement, à leur propre rythme, s'ils ne veulent pas se décourager.

 
Les patients sont souvent capables de cacher leurs rituels et leurs obsessions, même à ceux qui leur sont les plus proches. Peu importe si le rituel ou l'obsession vous paraît ridicule ou bizarre, ne leur donnez pas l'impression que leurs pensées ou actions sont "folles" ou dangereuses. Ne les jugez pas.  
Conseils de base  
  • Aidez en n'aidant pas : La règle la plus importante à suivre pour aider un malade souffrant de TOC est de ne pas l'aider à accomplir ses rituels et ne pas apporter de réassurance aux obsessions. En effet, un dilemme existe chez les proches : dois-je l'aider à accomplir ses rituels ou non ? Dois-je le réassurer ? Plutôt que de choisir la facilité en entrant dans les rituels ou obsessions, la famille, et le patient lui-même, doivent réaliser que la seule façon d'aider la personne, est de l'aider à ne pas accomplir ses rituels. Vous devez répondre à toutes les questions, mais ne répondez qu'une seule fois. Ensuite, dites seulement : "nous en avons déjà parlé" ou "tu connais la réponse", gentiment, mais fermement. Puis, ignorez toute demande de réassurance. Changez de sujet. Rappelez-vous : réassurer, c'est renforcer le problème.

  • Evitez les comparaisons au jour le jour : Certains patients ont l'impression qu'ils sont revenus au point de départ si leurs symptômes sont plus forts. En raison de l'irrégularité de l'évolution des TOC, il est important de voir l'ensemble des changements depuis le début du traitement. Comparer au jour le jour est trompeur, car cela ne reflète pas les progrès. Le jour où le malade va plus mal, vous pouvez lui rappeler que "demain sera un autre jour pour réessayer" afin qu'il n'interprète pas sa rechute comme un échec. Se sentir en état d'échec est autodestructeur ; cela conduit à se sentir coupable, imparfait, et crée un stress qui peut intensifier les symptômes et donner au patient le sentiment d'un moindre contrôle sur lui-même. Rappelez plutôt au malade ses progrès sur une plus longue période.

  • Accordez de l'attention aux plus petits progrès : Les petits progrès, même s'ils vous semblent insignifiants ou insuffisants, doivent être complimentés par l'entourage, car ils représentent un grand pas en avant pour le malade. La reconnaissance du moindre petit progrès est un outil puissant qui encourage le patient à persévérer et lui fait savoir que son travail pénible est reconnu. N'hésitez pas à complimenter.

 

 

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MessagePosté le: 21/08/2007 10:10:55    Sujet du message: Publicité

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